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Visitez le site internet du Prix Nelson Mandela Exposition de Diana BOUAYAD-AMINE à partir du 15 octobre 2014 (Collages artistiques & peintures)
Restaurant Al Manara - 4, rue Clos René
34000 Montpellier
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Médecine

LA PEAU ET SES MALADIES


NOTRE peau est le miroir de notre santé. Elle joue le rôle d'interface entre notre organisme et l'environnement extérieur, de barrière contre les agressions extérieures.
Pour bien comprendre l'importance de la peau, il convient d'en décrire les différentes composantes : l'épiderme, le derme et l'hypoderme.
L'épiderme, constitué par la couche cornée, assure le rôle protecteur de la peau. Ses cellules sont appelées les kéranocytes qui, une fois arrivées à la surface, meurent et fabriquent de la kératine, protéine dure et résistante. Ces cellules plates, empilées les unes sur les autres, s'éliminent par frottement et/ou lavage, puis se reforment en permanence. Toujours dans l'épiderme, mais plus en profondeur, est produite la mélanine (pigment responsable de la coloration de la peau) par les mélanocytes. Enfin, une 3e catégorie de cellules de l'épiderme est représentée par les cellules de Langerhans qui interviennent dans les phénomènes allergiques de la peau.
Le derme est un réseau serré de fibres de collagène et d'élastine, qui assurent l'élasticité et la souplesse de la peau. Composé également de cellules fusiformes appelées les fibroblastes, il nourrit et protège l'épiderme. De plus, le derme renferme des vaisseaux sanguins qui nourrissent et réchauffent la peau.
L'hypoderme, situé sous le derme, contient un tissu conjonctif lâche richement vascularisé, ainsi que des lobules graisseux qui protègent du froid et amortissent les chocs.
Les follicules pileux (abritant les poils), les glandes sébacées (qui produisent le sébum) et les glandes sudoripares (qui sécrètent la sueur) traversent le derme et l'épiderme.
Enfin, des terminaisons nerveuses sensorielles sont réparties inégalement au niveau de la peau, dans le derme et l'épiderme. Elles sont sensibles au contact, à la douleur...

Ainsi, notre peau est fragile face à de nombreux facteurs : le climat, la pollution, le stress, le soleil... Parmi ces influences, certaines sont liées : par exemple, la pollution augmente la dégradation de la couche d'ozone, cette dernière aggravant les effets nocifs du soleil.
Notons qu'une bonne hygiène contribue à rendre la peau plus résistante à ses agresseurs. A cet effet, il est conseillé de se laver : le corps et le visage tous les jours avec des savons, des pains sans savon, des savons surgras... ; les cheveux tous les jours, ou une à deux fois par semaine, avec du shampoing ; les mains plusieurs fois par jour (avant chaque repas, avant de préparer les repas, à la sortie des toilettes) avec du savon.


LES RADICAUX LIBRES


La matière est faite d'atomes qui s'unissent les uns aux autres, composés d'un noyau autour duquel gravitent des petites particules appelées électrons. Cet ensemble devient un radical libre, si on chasse un des électrons. Ainsi, un radical libre peut abîmer les cellules cutanées et même les tuer. Ces radicaux libres peuvent être provoqués par tous les facteurs extérieurs : soleil, chaleur, froid, fumée de cigarette...

Pour les maladies de la peau, la Roche-Posay est la principale station thermale française. Elle s'occupe exclusivement de ces maladies. L'eau de la Roche-Posay est faiblement minéralisée, elle est anti-inflammatoire, antiprurigineuse (qui calme les démangeaisons) et cicatrisante. Elle est remboursée par la Sécurité sociale.

Centre thermal :
4, cours Pasteur
86 270 La Roche-Posay
Tel : 05 49 19 49 49


LA PEAU ET SES MALADIES


  • L'acné. Elle survient suite à l'accumulation de kératine et de sébum dans les follicules pilo-sébacés, formant des comédons fermés (microkystes), ou ouverts (points noirs). Si les follicules s'infectent, la peau s'irrite et des pustules se forment. L'acné juvénile touche 80 % des adolescents. Elle n'est ni contagieuse ni infectieuse.
    Le traitement peut être local : antiseptiques doux, peeling pratiqué par le dermatologue, peroxyde de benzoyle, nettoyage de peau avec une lotion à base de lavande, camomille ou calendula, bains de vapeur, pulvérisation d'eau minérale, savonnages, trétinoïne (vitamine A acide), antibiotiques. L'acné peut aussi être traitée par voie générale : hormones (pour la femme seulement), antibiotiques, vitamines, isotrétinoïne (dérivé de la vitamine A).
    L'acné est favorisée par des facteurs génétiques. Elle est plus fréquente dans la race blanche.
  • L'acné rosacée. Elle concerne essentiellement les femmes âgées de 40 à 50 ans. Cette maladie héréditaire est favorisée par une consommation excessive d'alcool. Elle se traduit par la couperose (dilatation de petits vaisseaux), des rougeurs permanentes du visage, ainsi que des boutons rouges. L'acné rosacée est traitée par les antibiotiques et par une bonne hygiène : éviter le sucre, les nourritures riches, le soleil. La couperose peut être traitée par le laser.
  • L'albinisme. C'est l'absence congénitale de pigmentation, causée par une anomalie héréditaire du métabolisme de la mélanine. Il est caractérisé par une peau très blanche, des cheveux blonds ou blancs, un iris pâle et un reflet rouge du fond rétinien.
  • L'alopécie (chute des cheveux ou des poils). Un cheveu évolue de la façon suivante : après une phase de croissance (1 à 2 cm par mois) qui dure en moyenne 10 ans chez la femme et 3 ans chez l'homme, il y a une phase de régression qui dure environ 20 jours et au cours de laquelle le cheveu meurt, puis une phase de repos où le cheveu finit par tomber au bout de deux ou trois mois. Une personne adulte a 100 000 à 150 000 cheveux. La chute quotidienne normale de cheveux est à peu près de 90 chez l'enfant, de 35 à 100 chez l'adulte, et de 120 chez le vieillard. Chez ce dernier, les cheveux ne sont pas remplacés.
    L'alopécie peut être diffuse ou localisée, partielle ou totale.
    Les alopécies aiguës diffuses surviennent après un traumatisme (choc affectif, chirurgie, accident), une maladie infectieuse (angine, typhoïde...), certains traitements médicamenteux (anticoagulants, antithyroïdiens...), ou suite à un déséquilibre hormonal : mauvais fonctionnement de la thyroïde, des ovaires, de la surrénale ; sécrétion excessive d'hormones mâles chez l'homme ou la femme (alopécies androgénogénétiques). Les alopécies androgénogénétiques sont de loin les plus fréquentes et sont héréditaires. La plupart des femmes en sont protégées avant la ménopause, grâce aux hormones féminines, alors que l'homme en est atteint vers l'âge de 20 à 25 ans. De plus, chez celui-ci, seules les parties latérales basses gardent leurs cheveux, alors que chez la femme l'alopécie est diffuse, et la masse totale des cheveux diminue.
    L'alopécie localisée ou pelade touche aussi bien le cuir chevelu que les poils (exemple : au niveau de la barbe chez l'homme). Elle serait causée par les facteurs hypothétiques suivants : l'hérédité, un déficit immunitaire, un déséquilibre hormonal.
    Il existe de nombreux traitements contre les chutes de cheveux : le minoxidil, les acides aminés soufrés (cystine, cystéine), les vitamines B5, B6 et H, les médicaments antiandrogéniques par voie buccale (finastéride, cimétidine, flutamide, acétate de cyprotérone) ou par voie locale (oestrogènes et progestérone) pour la femme uniquement.
    Par ailleurs, dans le cas d'alopécies androgénogénétiques chez l'homme et la femme, la technique des implants peut être appliquée. Chez l'homme et la femme, les prothèses capillaires sur mesure concernent les pelades, brûlures, alopécies androgénogénétiques et suite à une chimiothérapie.
  • Les angiomes. Ce sont des tumeurs qui se forment au niveau de la peau à partir de vaisseaux sanguins (hémangiome ou tache de vin) ou lymphatiques (lymphangiome). Le seul traitement actuel est la chirurgie au laser.
  • L'anthrax. C'est la multiplication de furoncles causée par le staphylocoque doré. Le traitement est local (antiseptiques, antibiotiques, radiothérapie), général (antibiotiques) ou chirurgical.
  • L'aphte. C'est une ulcération superficielle de la muqueuse buccale, causée par un virus. L'immunothérapie, les antiseptiques buccaux et les antiviraux sont les traitements possibles.
  • Les cancers de la peau. Ce sont les épithéliomas (ou carcinomes) et les mélanomes malins. Ils représentent un cancer sur cinq.
    En France, il y a 50 000 nouveaux cas d'épithéliomas chaque année. Ils sont formés par la prolifération des cellules de l'épiderme. Les épithéliomas baso-cellulaires (90 %), présents surtout chez les personnes âgées, ne s'accompagnent pas de métastases, alors que les épithéliomas spino-cellulaires et les cancers de Bowen (10 %) présentent des métastases dans 35 % des cas. Ces cancers sont provoqués par les expositions chroniques et cumulatives au soleil. Au départ, il s'agit d'une lésion siégeant au niveau du visage, du cou, du décolleté ou de l'avant-bras ; cette lésion se creuse petit à petit. L'épithélioma doit être enlevé chirurgicalement.
    Le mélanome malin atteint surtout la femme au niveau des jambes, mais aussi l'homme sur le tronc : c'est la première cause de mortalité par cancer chez la femme de 40 ans. Il se développe à partir des cellules pigmentaires de la peau (ou mélanocytes), soit sur une peau saine, soit par dégénérescence d'un grain de beauté préexistant, le soleil étant un facteur déclenchant et aggravant. Enlevé à temps, sa guérison est totale, sinon son évolution peut être très grave. La prévention consiste à repérer toute tache noire nouvelle, car le seul traitement actuel efficace du mélanome malin est de l'enlever au tout début, avant qu'il n'y ait des métastases. Il est aussi vivement conseillé d'éviter de prendre des coups de soleil. En cas de cancer récidivant ou métastatique, une chimiothérapie est à envisager.
    Dans les carcinomes, l'intervention des radicaux libres a été démontrée. En effet, l'activité des enzymes anti-radicaux libres, telles que la catalase, diminue dans les cellules cancéreuses.

    Centre de documentation, d'information et de contact pour la prévention et le traitement du cancer et des maladies graves (CDIC) :
    2, rue Ledru-Rollin
    21 000 Dijon.
    Tel : 03 80 74 41 56

    Association SOLIDARITE :
    BP 5802
    31 505 Toulouse Cedex
    Tel : 05 61 26 00 95

  • La canitie ou blanchiment des cheveux et des poils. En général, vers 35-40 ans, les cheveux commencent à blanchir, car le pigment du bronzage ou mélanine n'est plus fabriqué par les racines des cheveux. Ce phénomène résulte d'une diminution progressive de l'activité d'une enzyme, la tyrosinase, du bulbe pileux. La cause est génétique, mais le gène responsable n'a pas encore été isolé. Les teintures sont utilisées surtout par les femmes, pour cacher leurs cheveux blancs.
  • La cellulite. Elle survient surtout chez la femme et est caractérisée par un dépôt de graisse, généralement au niveau du bassin et des membres inférieurs. En cas d'obésité, la cellulite est généralisée. Elle est provoquée par un dérèglement hormonal (oestrogènes et progestatifs), ainsi que par un surpoids. Le traitement courant est la liposuccion qui consiste à aspirer la graisse avec des canules introduites sous la peau. Parallèlement, un régime hypocalorique est préconisé.
  • La couperose. C'est la dilatation permanente des petits vaisseaux sanguins de la peau du visage. Elle concerne surtout les peaux claires et fines. Les traitements classiques sont l'électrocoagulation ou le laser. La phytothérapie (hamamélis) peut être utilisée par voie externe ou interne. Il est également conseillé d'éviter les excitants (thé, café, alcool, épices fortes) et le soleil.
  • Les dermites ou dermatites. Ce sont des inflammations de la peau. On en distingue trois types :
    1. La dermite séborrhéique. Cette pathologie provoquée par le stress, survient au niveau du cuir chevelu, du visage et, plus rarement, entre les deux seins et au niveau des muqueuses génitales. Le stress favorise la multiplication d'un petit champignon à la surface de la peau, ce qui provoque rougeurs, desquamation et démangeaisons. Le traitement antifongique est local (lotions, crèmes, shampoings).
    2. La dermite aiguë ou eczéma de contact. Elle est causée par de nombreuses substances : cosmétiques, métaux, cuir, colles, textiles, produits ménagers... Le traitement est local (anti-inflammatoires, antiseptiques, cicatrisants) ou général (anti-inflammatoires, sédatifs, antihistaminiques, antibiotiques si nécessaires).
    3. La dermite des prés. Celle-ci survient suite au contact de la peau, exposée au soleil, avec des substances activant sa pigmentation et contenues dans des végétaux. La peau qui devient rouge et irritée, guérit rapidement.
  • La dermite atopique ou eczéma constitutionnel. Elle peut précéder des maladies telles que l'asthme ou les rhinites allergiques. Elle est provoquée également par le stress et des infections virales ou bactériennes. Le traitement est le même que pour l'eczéma de contact.

    Association française des personnes atteintes de dermatite atopique (eczéma constitutionnel) - AFPADA :
    10, rue de la Paix
    75 002 Paris
    Correspondance :
    BP 36
    77 982 Saint-Fargeau Ponthierry Cedex

  • Les engelures. Ce sont des lésions cutanées formant des taches rouges inflammatoires, pouvant s'ulcérer et saigner, touchant essentiellement les extrémités des membres et le visage. Elles sont traitées par le nifédipine.
  • Le furoncle. C'est l'infection de la peau au niveau d'un follicule pilo-sébacé, causée par le staphylocoque doré, suite à un manque d'hygiène. Localisé surtout au niveau des zones grasses (visage, dos, poitrine) et des zones de frottement, il s'ouvre à la peau pour éliminer son pus. Une hygiène fréquente avec un savon antiseptique permet d'éviter les rechutes.
  • La furonculose. Elle est formée par une série de furoncles simultanés ou successifs.
  • La gale. C'est une affection causée par un acarien et caractérisée par des démangeaisons nocturnes. Très contagieuse, elle est traitée par un produit antiparasitaire (Sprégal, Ascabiol...).
  • L'herpès. Cette éruption vésiculeuse est due à un virus, et est donc contagieuse. Souvent récidivant, l'herpès apparaît au niveau de la lèvre (herpès labial ou bouton de fièvre provoqué par la fatigue), des organes sexuels (herpès génital, maladie sexuellement transmissible), ou de l'oeil (herpès oculaire). L'herpès oculaire est la première cause de cécité d'origine infectieuse. Le stress joue un rôle majeur dans les récidives de l'herpès. L'herpès est traité par des antiseptiques, mais surtout par deux médicaments : l'aciclovir et le valaciclovir.
  • L'impétigo. C'est une infection cutanée contagieuse très fréquente chez les enfants, caractérisée par des pustules qui se recouvrent de croûtes jaunâtres et épaisses. Favorisée par un manque d'hygiène, elle est d'origine microbienne : staphylocoque en cas de petites plaques rouges, streptocoque en cas de grosses cloques remplies de pus. L'impétigo est traité à l'aide d'antiseptiques et d'antibiotiques locaux, ou d'antibiotiques généraux dans les formes à streptocoques.
  • L'ichtyose. C'est une maladie cutanée héréditaire, qui signifie "peau de poisson". Elle est caractérisée par une peau sèche, rugueuse et squameuse. Elle est améliorée par les sudations.

    Association nationale des ichtyoses et peaux sèches pathologiques (ANIPS) :
    BP 160
    92 185 Anthony Cedex
    Tel : 01 46 74 97 77
    Fax : 01 46 66 58 09

  • La lucite. C'est une affection de la peau, provoquée par une exposition au soleil et caractérisée par une rougeur, surtout au niveau du tronc, du décolleté et des épaules chez la jeune femme. Cette maladie est traitée par la Nivaquine (antipaludéen de synthèse), mais elle peut être prévenue par l'élimination de bijoux, de parfums et d'aliments allergisants (produits laitiers).
  • Le lupus. C'est une maladie autoimmune (l'organisme produit des anticorps contre ses propres molécules protéiques ou glucidiques), caractérisée par une éruption cutanée au niveau des ailes du nez et sur les joues. Il existe plusieurs formes de lupus : tuberculeux ou vulgaire ; érythémateux chronique ; systémique, particulièrement grave car elle peut aussi être marquée par des lésions articulaires et viscérales.

    Association française du lupus et autres collagénoses :
    25, rue des Charmettes
    69 100 Villeurbanne
    Tel : 04 72 74 10 86

  • Les mycoses. Ce sont les infections de la peau par des champignons, survenant entre les orteils (pied d'athlète) ou au niveau du cuir chevelu (teigne). Le traitement classique est basé sur les antifongiques locaux (Kétoconazole, Miconazole). Des frictions avec du chlorure de magnésium sont aussi conseillées sur les lésions.
  • Le naevus ou grain de beauté. C'est une malformation cutanée, formant une tache brune, plane ou saillante, parfois surmontée de poils. Dès qu'il est irrité, son ablation est impérative, car il risque de se transformer en cancer.

    Association du naevus géant et des taches de naissance Laurence Baert :
    14, rue Vozelle
    03 110 Vendat
    Tel : 04 70 56 57 70

  • Le phlegmon. C'est une inflammation sous-cutanée du tissu cellulaire ou conjonctif, plus ou moins profonde, pouvant diffuser. Le traitement est chirurgical sous antibiotiques.
  • La phtiriase. C'est une affection de la peau, due à des poux et siégeant au niveau des cheveux, du corps et du pubis. Elle est souvent transmise par contact direct. Les poux se nourrissent de sang. Le traitement est antiparasitaire (Aphtiria, Benzochloryl). Parallèlement, il faut utiliser pendant plusieurs mois un shampooing antipoux.
  • Le pityriasis versicolor. C'est une maladie cutanée caractérisée par des taches jaunes ou rouges, surtout au niveau du cou et des plis. Il est causé par un champignon : le Microsporon furfur. Le traitement est le même que celui des mycoses.
  • Le psoriasis. C'est une affection cutanée héréditaire, mais les gènes en cause ne sont pas identifiés. Elle est fréquente (1 à 2 % de la population) et caractérisée par des rougeurs et des plaques de squames épaisses et blanches sur certaines parties du corps : surtout les coudes, les genoux, les avant-bras, les jambes, le tronc, et plus rarement le cuir chevelu, les ongles, les plis cutanés, les paumes et les plantes des pieds. La maladie peut évoluer par poussées et présenter des complications : généralisation, pustulisation, rhumatisme. Le psoriasis peut même entraîner la mort, surtout chez les nourrissons et les personnes âgées. Le traitement local (goudrons, vitamine D3, caryolysine...) fait tomber les croûtes et réduit les taches. Par voie générale, de très bons résultats sont obtenus avec la puvathérapie (traitement associant l'exposition aux UVA et l'absorption d'un médicament appelé le psoralène), mais aussi la vitamine D, le cuivre...

    Association pour la lutte contre le psoriasis :
    1, allée du Stade
    95 610 Eragny
    Tel : 01 34 64 17 68
    numéro vert : 08 00 04 23 23

  • Le purpura. C'est une éruption de taches suite à un dépôt de sang sous-cutané, causée par une anomalie de la coagulation, par une infection ou par une fragilité capillaire. Les petites taches sont appelées "pétéchies", et les grandes "ecchymoses". Le traitement est variable selon le purpura : antibiotiques, cortisone, ablation de la rate...
  • L'urticaire. C'est une maladie de la peau marquée par des rougeurs saillantes au toucher (papules), accompagnées de démangeaisons, d'une sensation de brûlure. Elle est causée par des aliments, des médicaments, des parasites intestinaux, des piqûres d'insectes. La cause est traitée par des antihistaminiques ou des sédatifs.
  • Les varices. C'est une pathologie très fréquente, héréditaire (20 millions de Français, dont 12 à 13 millions de femmes), caractérisée par la dilatation permanente des veines des membres inférieurs, et pouvant être invalidante, voire mortelle. Le sang veineux ne pouvant plus retourner vers les poumons et le coeur, il y a formation d'un caillot : c'est la phlébite. Si ce caillot remonte vers les poumons, il y a une embolie pulmonaire. Le traitement le plus courant est la sclérose (injection d'un produit dans la varice pour la détruire) ou la chirurgie pour enlever les grosses varices. L'électrocoagulation est réalisée sur les très fines varicosités. Des médicaments (phlébotoniques), administrés par voie buccale, atténuent les symptômes (lourdeur et gonflement des jambes). Le port de bas de contention est préconisé. Il est également conseillé de perdre les kilos superflus et de faire certains sports (natation, vélo, marche à pied, ski de fond) pour lutter contre les varices ou les prévenir.
  • Les vergetures. Ce sont des stries cutanées parallèles, de couleur violacée ou blanc nacré, localisées essentiellement au niveau de l'abdomen, des cuisses, des fesses et des seins chez la femme, généralement après une grossesse. Les vergetures peuvent disparaître totalement grâce à la vitamine A acide appliquée localement, et la microdermabrasion (méthode thérapeutique qui consiste en une abrasion progressive des couches superficielles de la peau). De même, la chirurgie donne de bons résultats.
  • La verrue. C'est une tumeur bénigne cutanée très fréquente, survenant essentiellement au niveau des mains et de la plante des pieds. De couleur jaunâtre ou grisâtre, elles sont rugueuses, dures et sèches, de diamètre compris entre quelques millimètres et un centimètre. D'origine virale (papillomavirus), elles sont contagieuses. Le stress ainsi qu'un déficit immunitaire jouent un rôle important dans l'apparition de verrues. Pour prévenir les verrues, il est conseillé de marcher dans les salles de gymnastique et les piscines avec des sandales. Le traitement le plus courant est de brûler la verrue à l'azote liquide. On peut également appliquer localement des substances chimiques (glutéraldéhyde, acide lactique...). La chirurgie au bistouri électrique ou au laser permet de détruire les grosses verrues. Récemment, un laser spécifique a été mis au point : il est indolore, rapide et ne laisse pas de cicatrice. Seul inconvénient : son coût.
  • Le vitiligo. C'est une dépigmentation de la peau sous forme de plaques décolorées, limitées par une zone où la pigmentation est au contraire plus accusée. Le vitiligo est plus fréquent chez la femme et les sujets nerveux. Sa cause est inconnue. Il n'existe pas de traitement du vitiligo. Cependant, les autogreffes et les tatouages peuvent être pratiqués. La puvathérapie et les corticoïdes locaux donnent des résultats très médiocres.

    Association française du vitiligo :
    1, cité Saint-Martin
    7 010 Paris
    Tel : 01 42 38 08 48
    Fax : 01 42 40 03 40

  • Le xanthome. C'est une tumeur dermique bénigne jaunâtre, siégeant parfois le long des tendons et causée par un trouble du métabolisme des lipides (cholestérol). Le xanthome est plan ou saillant, diffus ou localisé. Le traitement est local : destruction par chirurgie ou par électrocoagulation.
  • Le zona. C'est une maladie infectieuse de la peau, causée par le virus zona-varicelle (v.z.v.). Le zona débute par un état fébrile et une sensation de brûlure au niveau du dos ou de la taille. Puis apparaît une éruption de plaques rouges surmontées de petites cloques d'eau, suivant le trajet exact d'un nerf. Les cloques tombent au bout de 10 à 15 jours. De même, la fièvre disparaît. Mais les douleurs intenses peuvent persister après la maladie. Le zona doit être traité rapidement, afin d'éviter une atteinte définitive du nerf. Les médicaments sont ceux administrés en cas d'herpès : l'aciclovir et le valaciclovir, en comprimés ou en perfusion.
  • Le vieillissement cutané. La peau étant une interface avec le monde extérieur, on peut traiter efficacement son vieillissement, contrairement aux organes profonds inaccessibles. Le vieillissement cutané normal (physiologique) est observé au niveau des zones non exposées à la lumière. L'épiderme et le derme diminuent d'épaisseur. Le nombre de mélanocytes et de cellules de Langerhans diminue également. La membrane basale de l'épiderme présente des dédoublements, des zones de rupture. Dans le derme, on observe une perte de collagène. De plus, il y a une altération des kératinocytes. Le sébum et les poils deviennent rares. Ainsi, la peau perd petit à petit son élasticité, sa rapidité de cicatrisation et sa résistance mécanique aux traumatismes. A la ménopause, l'arrêt des sécrétions des hormones féminines (oestrogènes et progestatifs) entraîne une sécheresse de la peau, suite à la baisse de la sécrétion de sébum. On observe les mêmes phénomènes décrits pour le vieillissement physiologique. De plus, la disparition des oestrogènes et de la progestérone entraîne souvent une alopécie androgénogénétique, ainsi qu'une hyperpilosité. Mais un traitement hormonal substitutif permet une amélioration de ces symptômes. Un vieillissement cutané précoce peut être provoqué par des expositions au soleil à long terme ou répétées de nombreuses années. Des rides et une sécheresse apparaissent au niveau de l'épiderme. Des taches pigmentées et dépigmentées surviennent surtout au niveau du visage, du cou, du décolleté et du dos des mains. Les radiations responsables sont les U.V.A et la lumière visible. En plus des observations notées dans le vieillissement normal, le réseau sanguin enfoui dans le derme est altéré, provoquant notamment la couperose. L'alcool est un élément toxique qui entraîne un déficit en vitamines, ainsi qu'une dilatation des vaisseaux de la peau. Enfin, le tabac est un facteur majeur de vieillissement cutané. La nicotine agit à plusieurs niveaux : altération de l'élastine et du collagène du derme ; constriction permanente des petits vaisseaux du derme ; apparition de rides au niveau des commissures des lèvres, de la mâchoire inférieure, des joues et de l'angle externe des yeux ; l'index et/ou le majeur sont colorés en jaune.

PREVENTION


La prévention occupe une place primordiale dans le traitement du vieillissement cutané :
  • Eviter les coups de soleil et les expositions prolongées ; utiliser les écrans solaires.
  • Eviter le tabac.
  • Eviter l'alcool ou le consommer avec modération.
  • Penser au traitement hormonal substitutif à la ménopause.
  • Avoir une bonne alimentation.
Pour l'équilibre, la souplesse et le renouvellement de la peau, il faut lui apporter les nutriments nécessaires :
  • L'eau : il faut boire au minimum 1,5 litre d'eau par jour, pour compenser les pertes quotidiennes (urines, excréments, évaporation cutanée et pulmonaire).
  • Les oligo-éléments : fer, cuivre, nickel, sélénium, zinc, vanadium.
  • Les acides gras essentiels (AGE).
  • Les vitamines et provitamines : A (le rétinol) et ses dérivés (les rétinoïdes), C, D, E, PP, bêtacarotène, B6, H8.
  • Le soufre : c'est un élément clé pour les cheveux et la peau.

Tous ces nutriments sont apportés par une alimentation équilibrée. Toutefois, on peut faire des cures épisodiques, en demandant l'avis de son médecin traitant.

Montpellier - Juin 2000

Diana BOUAYAD-AMINE





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