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La Serbie (Europe)
LA Serbie (Serbe : Srbija) est un Etat d'Europe du Sud-Ouest, dans les Balkans. La Serbie est frontalière de la Croatie, de la Bosnie-Herzegovine, de la Hongrie, de la Roumanie, de la Bulgarie, de la République de Macédoine, de l'Albanie et du Monténégro. Sa capitale est la ville de Belgrade.
Histoire
Les origines :
Arrivés dans les Balkans dès la fin du Ve siècle, en provenance de diverses régions des actuelles Pologne, Russie et Ukraine, les Slaves se partagèrent les restes des Empires romains d'Orient et d'Occident : les provinces de Dalmatie, Pannonie, Mésie et Thrace.
Les Slaves migrerent en masse dans les Balkans jusqu'en Grèce, où ils furent présents jusqu'au XIIe siècle. Les toponymes balkaniques traduisent cette présence générale des Balkans par les Slaves, puisqu'on en trouve aussi en Roumanie, en Albanie et en Grèce.
Les Serbes furent, avec les Croates, parmi les dernières tribus slaves à s'installer dans la péninsule balkanique, à l'invitation de l'empereur byzantin Héraclius, en lutte avec les Avars. Un Royaume et une premiére dynastie serbe celle de Viseslav ou Vojislav, est fondé au IXe siècle mais se disloque à la fin du XIIe siècle. C'est sous cette dynastie que s'éffectura la christianisation des serbes, les premiers prénon chrétien apparaissent, Stefan (Etienne), Petar (Pierre) pour ce terminer lors des arrivés de Cyrille et Méthode qui ont christianise tout les peuples slaves de la Grande Moravie Serbie compris.
La Serbie médiévale :
Un Empire lui succède à la fin du XIIe siècle, sous la direction de la dynastie des Nemanjic, constituant l'apogée de la Serbie médiévale sous le régne de l'empereur Dusan, puis disparait au XVe siècle, suite à l'invasion ottomane. En 1371, un des roi serbe Vukasin Mrnjavcevic perd la bataille de la Maritza ce qui entreine la vassalisation des terres du roi Vukasin Mrnjavcevic et la soumission de son fils Marko Kraljevic. En 1381, La première bataille sur les terres du Prince Lazar entre les serbes et les turcs eût lieu à Dubravica, elle se terminera par une victoire serbe. Puis, en 1386, Lazar lui-même intercepta une seconde armée, menée par Murad Ier en personne, au niveau de la rivière Toplica près de Plocnik, nouvelle défaite pour les turcs ottomans, "Murat a peur, il s'enfuit." rapporte un chroniqueur serbe de l'époque. La Serbie de Lazar chute contre les turcs lors à la bataille de Kosovo Polje en 1389, avant d'être définitivement annexée par les Ottomans après la chute de Smederevo, en 1459. Entre 1459 et 1804, la Serbie fait partie de l'empire ottoman. Elle subit trois invasions autrichiennes destinées à chasser les turcs de Serbie durant cette période.
La Serbie moderne :
Une première révolte, entre 1804 et 1813, menée par Georges Petrovic, dit Karageorges, fondateur de la dynastie des Karageorgevic (dénomer par les turcs Georges le Noir, du mot turc kara signifiant noir car il été craint par les troupes Ottoman), puis une seconde en 1815, résultent en la création d'une Principauté de Serbie autonome.
En 1878, le Congrès de Berlin accorde l'indépendance à la Serbie.
Les revendications territoriales Bulgare et Serbe sur la Macédoine provoquent les guerres balkaniques, en 1912 et 1913, entre le Royaume de Serbie allié à la Grèce contre la Bulgarie. L'année suivante, le double assassinat de l'archiduc François-Ferdinand, héritier du trône d'Autriche-Hongrie et de son épouse Sophie Chotek, duchesse de Hohenberg, à Sarajevo, le 28 juin 1914 par Gabriel Princip, fut l'évenement pretexte qui déclencha la Première Guerre mondiale. En 1915, la Serbie est envahie par les puissances centrales lors de la Campagne de Serbie. Mais le pays est finalement libéré en 1918 par l'armée serbe soutenue par les forces alliés, dont l'armée d'Orient Française qui permettent à la Serbie de gagner la guerre.
La Yougoslavie :
La Serbie faisait partie de la première Yougoslavie, créée en 1918 sous le nom de Royaume des Serbes, Croates et Slovènes, puis Royaume de Yougoslavie sous la dictature d'Alexandre Ier de Yougoslavie.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, le Royaume de Yougoslavie reste neutre jusqu'en 1941. Cette année-là, désirant venir en aide à l'armée italienne en difficulté en Grèce, l'Allemagne demande un droit de passage pour ses troupes. Après que le régent Paul ait adhéré au pacte tripartite, un soulèvement populaire notable à Belgrade, orchestré par des militaires serbes, renverse la régence et place l'héritier du trône, Pierre II, au pouvoir, révoquant l'accord avec l'Axe, ce qui provoque la fureur d'Hitler et l'invasion du Royaume de Yougoslavie par l'Allemagne.
Le roi s'exile rapidement, le pays capitule et est aussitôt démantelé. Un Etat serbe collaborateur est instauré avec, à sa tête, le général Milan Nedic.
Néanmoins, la résistance des partisans communistes présent en Bosnie se développe sous la direction du Croate Josip Broz, dit Tito, tandis qu'une autre résistance, en fait la première résistance armée en Europe, celle des tchetniks, mieux organisée en Serbie, s'organise autour de Draža Mihailovic, un royaliste et nationaliste serbe, surnommé le "général des Balkans". Les tchetniks libèrent la Serbie en 1944, tandis que les partisans jusqu'ici très peu présent en Serbie libèrent le pays grâce la complicitée anglaise, renversent la Monarchie et font exécuter des milliers de tchetniks, accusés a tort de collaboration avec les nazis, bien que ceux-ci sous la direction de Draža Mihailovic ont participer a la libération d'environs 600 pilotes alliés jusqu'en 1945.
Une nouvelle Yougoslavie, communiste, est formée en 1945, la Serbie constituant l'une de ses Républiques fédérées.
Dislocation de la Yougoslavie :
Après la mort de Tito en 1980, les tensions se font jour, avec la montée du nationalisme dans les différentes républiques fédérées, longtemps contenu et canalisé par le pouvoir central.
Slobodan Miloševic, alors numéro deux du régime yougoslave, profite de la montée des tensions au Kosovo pour se faire élire président de la Serbie en mai 1989.
Il concentre les pouvoirs en Serbie, en supprimant l'autonomie des provinces autonomes, la Voïvodine et le Kosovo.
En 1990, les premières élections libres et plurialistes se déroulent en Bosnie-Herzégovine, en Macédoine, en Serbie, en Slovénie et en Croatie, suivant en cela le mouvement de démocratisation engagé en Europe de l'Est un an auparavant. Hormis la Serbie, où le Parti radical serbe de Vojislav Selsej est minoritaire, toutes les autres Républiques élisent des présidents ouvertement nationalistes ou indépendantistes.
Tandis que Slobodan Miloševic cherche à préserver l'unité yougoslave et surfe sur le nationalisme serbe, la Slovénie gouvernée par Milan Kucan et la Croatie gouvernée par Franjo Tudman cherchent à obtenir leur indépendance.
En réaction, la Slovénie et la Croatie déclarent leur indépendance le 25 juin 1991. L'armée fédérale (JNA), intervient contre les deux républiques sécessionistes. S'ensuivent la courte guerres en Slovénie et celle plus longue et meurtriere en Croatie.
Fin 1991, la Bosnie-Herzégovine et la Macédoine proclament à leur tour leur indépendance, ce qui déclenche une guerre civile de trois ans en Bosnie-Herzégovine, entre les trois ethnies principales du pays, les Serbes, les Croates et les Bosniaques. Les Serbes ont le soutien de la Serbie de Miloševic, tandis que les Croates sont soutenus par la Croatie de Tudman.
En octobre 2000, Slobodan Milosevic, battu aux éléctions à la présidence de la République fédérale de Yougoslavie par Vojislav Kostunica en septembre et refusant sa défaite, est renversé, puis extradé en juin 2001 aux Pays-Bas pour être jugé par le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie.
En 2002, la Serbie et le Monténégro parviennent à un nouvel accord portant sur leur coopération future, comportant, entre autres changements, la fin de la République Fédérale de Yougoslavie. Le 4 février 2003, le parlement fédéral accepte la création d'une fédération aux liens très lâches limitée aux deux Etats restants, sous le nom de Serbie-et-Monténégro. Celle-ci disparaît à la suite du référendum du 21 mai 2006, où le Monténégro décide de proclamer son indépendance, que la Serbie a du reconnaitre non sans difficulté.
La République de Serbie :
Suite à la déclaration officielle de l'indépendance du Monténégro, survenue le 3 juin 2006, le Parlement serbe a adopté le 5 juin 2006 une déclaration faisant officiellement de l'Etat serbe le "successeur" de l'ancien Etat commun de Serbie-et-Monténégro, ce qui équivaut de facto à proclamer l'indépendance de la Serbie et à reconnaître celle du Monténégro.
Comme le précise la constitution de l'ex-Etat commun, la République qui quitte l'Union cède à l'autre son siège à l'ONU et dans les principales instances internationales. La Serbie est donc de facto membre de ces organisations.
De plus, les anciens ministères fédéraux de la Défense et des Affaires étrangères passent sous la tutuelle exclusive de l'Etat serbe.
Ainsi, le 15 juin 2006, l'ex-Ministre fédéral des Affaires Etrangères Vuk Draškovic, devenu Ministre des Affaires Etrangères de Serbie, reconnait officiellement l'indépendance du Monténégro et signe le 22, avec son homologue monténégrin, un protocole d'accord pour l'établissement de relations diplomatiques entre les deux Etats.
Géographie
La Serbie présente des paysages variés. Au nord, en Voïvodine, se trouve la grande plaine pannonienne, véritable poumon agricole du pays, séparé du reste du pays par la rivière Save et le Danube. Plus au sud, on trouve les régions de basses-montagnes, Šumadija et Podrinje, régions traversées respectivement par la rivière Drina et par la Morava. A l'est se dressent les régions de Stig, Negotinska Krajina (la "Marche de Negotin") et, au sud-est, la Južna Srbija (" Serbie du sud "), régions plus montagneuses. A l'ouest de la Serbie, on trouve les montagnes dinariques, essentiellement dans les régions du Sandjak (auquel certains donnent de plus en plus son ancien nom de Rascie et du Kosovo.
Les principales villes sont Belgrade (en serbe Beograd, capitale de la Serbie), Novi Sad (chef-lieu de la Voïvodine), Niš, (Priština , chef-lieu du Kosovo), Kragujevac, Subotica
Politique
Subdivisions administratives :
La Serbie, de même que les autres Etats issus de l'ex-Yougoslavie, a hérité des frontières délimitées par le régime titiste, incluant les deux "Provinces autonomes" du Kosovo et de la Voïvodine. La Constitution yougoslave de février 1974 donnait à ces deux provinces une autonomie totale vis-à-vis de la Serbie dite intérieure et une représentation directe, à "égalité de droits", dans les instances fédérales.
Slobodan Miloševic a mis fin à cette autonomie, en Voïvodine en 1988 par un coup d'Etat dit "Révolution des yaourts", et en mars 1989 au Kosovo par un coup de force militaro-policier dit "Suspension de l'autonomie du Kosovo". La Constitution de la République de Serbie, mise en vigueur en 1990 alors qu'il était son président, entérine cette double annexion, rétablissant l'ancienne appelation du Kosovo, supprimée en 1968 par le régime communiste : "Kosovo et Métochie" - en français : Kosovo signifie "Pays des merles" et Métochie, mot d'origine grecque, désigne les possessions territoriales de l'Eglise. Il y a donc officiellement une "Province autonome du Kosovo et de la Métochie" et une "Province autonome de Voïvodine".
Certains élus de Voïvodine réclament un retour à une plus grande autonomie, refusée par Belgrade qui évoque le projet de nouvelle Constitution pour la Serbie. Pour leur part, une majorité d'Albanais du Kosovo réclame, en application supposée du texte de 1974, une indépendance, proclamée en octobre 1991 à l'issue d'un référendum parallèle tenu en septembre mais non reconnu par la "Communauté internationale". Depuis la résolution 1244 du 10 juin 1999, le Kosovo est géré par la MINUK (UNMIK en anglais), administration de l'ONU et, en vertu des Accords de Kumanovo, occupée par la KFOR, 18 000 hommes issus de l'OTAN. La résolution 1244 reconnaît l'appartenance du Kosovo à la République fédérale de Yougoslavie dont la Serbie est l'Etat successeur. Par ailleurs, elle présente ce statut comme provisoire.
D'un point de vue administratif, la Serbie est divisée en 29 districts eux-mêmes divisés en 186 communes et 5 villes.
Economie
La Serbie a une économie fondée sur les services, l'industrie et l'agriculture.
Vers la fin des années 80, au début du processus de "transition économique", sa position était favorable. Mais elle a été gravement affectée par les sanctions économiques des Nations Unies en 1992-1995, par les dommages aux infrastructures et à l'industrie pendant les raids aériens de l'OTAN en 1999, problèmes encore accentués par la perte des marchés de l'ex-Yougoslavie et du SEV. Les problèmes économiques actuels s'expriment par un taux de chômage élevé (20 % en 2005) et sont peut-être dus à un manque de réformes économiques.
Après le départ de Slobodan Milosevic en octobre 2000, la croissance économique était la plus rapide du pays (croissance économique de 6,3 % en 2006). Et la Serbie s'était préparée à l'adhésion dans l'Union Européenne, son partenaire commercial le plus important.
La Serbie souffre du déficit élevé des exportations et d'une dette considérable. Le pays s'attend à un taux de croissance élevé pour les années à venir. La Serbie s'est de temps en temps appelée "le tigre balkanique", en raison des taux élevés de croissance économique, et en référence aux "tigres" de l'Asie de l'Est. Néanmoins, le PIB de la Serbie est toujours bien en-dessous du niveau de 1990. Le PIB estimé de la Serbie pour 2006 est 47,77 milliards de dollars, soit 5 713 dollars par habitants. Le taux de croissance du PIB était de 5,9 % en 2005.
Langue et culture
En Serbie, la langue officielle est le serbe.
Depuis 1886, il existe une Académie serbe des Sciences et des Arts.
Parmi les écrivains, on peut signaler les romanciers Dobrica Cosic et Milorad Pavic, le poète et dramaturge Ljubomir Simovic ou encore le poète Milosav Tešic.
Gastronomie
Les plats serbes sont en grande partie composés de viandes de toutes sortes.
Les snacks locaux sont vraiment excellents et très bon marché.
Source : Wikipedia
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