Zimbabwe
Le chef de l'opposition de retour dans son pays
LE chef de l'opposition zimbabwéenne, Morgan Tsvangirai, absent de son pays depuis près de six semaines, revient samedi 24 mai 2008 à Harare pour lancer sa campagne électorale pour le second tour du scrutin présidentiel, malgré les craintes d'un complot pour l'assassiner.
Morgan Tsvangirai s'est dit "enthousiaste" de rentrer dans son pays alors qu'il arrivait samedi à l'aéroport international de Johannesburg pour prendre un avion vers Harare.
Le chef de l'opposition doit affronter le président Robert Mugabe au second tour de l'élection présidentielle, prévu le 27 juin.
Le chef du Mouvement pour le changement démocratique (MDC), arrivé officiellement en tête du premier tour du scrutin présidentiel des élections générales du 29 mars, plusieurs fois emprisonné et passé à tabac par la police, a annulé à la dernière minute son retour au Zimbabwe prévu le week-end dernier, en invoquant un complot.
La violence politique s'est accrue au Zimbabwe depuis les élections, à l'issue desquelles le parti de M. Mugabe, au pouvoir depuis 28 ans, a en outre perdu pour la première fois la majorité parlementaire au profit du MDC.
Douze militants de l'opposition zimbabwéenne ont été arrêtés par la police pour violence publique dans la ville de Mutare (est), frontalière du Mozambique, a rapporté vendredi la presse d'Etat.
Selon The Herald, les militants du MDC ont été interpellés en possession de haches, de chaînes et de cravaches qu'ils auraient utilisées pour effrayer les gens en circulant à bord de véhicules du parti. Le président zimbabwéen Robert Mugabe, 84 ans dont 28 au pouvoir, a accusé l'opposition de fomenter les violences qui se sont accrues depuis les élections générales du 29 mars.
Selon le représentant de l'Onu au Zimbabwe, la majorité des violences sont le fait de militants proMugabe contre des opposants, mais des membres du MDC sont aussi à blâmer. L'organisation de défense des droits de l'Homme Amnesty International et des associations locales ont accusé des milices progouvernementales d'être responsables des violences, visant à intimider les électeurs de l'opposition en vue du second tour.
Cette semaine, la police a également arrêté deux députés de l'opposition pour incitation à la violence publique. Un autre précédemment interpellé a depuis été remis en liberté sous caution.
24-05-2008
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