contact
Contact


La Fête de la Citoyenneté
Du Mercredi 13 au Samedi 30 Novembre 2013



Politique

Margaret Thatcher
La Dame de fer


ISSUE d'une famille modeste, Margaret Thatcher (née Margaret Hilda Roberts le 13 octobre 1925 à Grantham), baronne Thatcher, LG, OM, PC, FRS, est une femme politique britannique. Elle fut leader du Parti conservateur (parti de droite en Grande-Bretagne) de 1975 à 1990. Elle est la 4e femme Premier ministre dans le monde, la première en Europe. Elle est aussi à ce jour, la seule femme à avoir dirigé un parti politique britannique et également la seule Premier ministre du Royaume-Uni de 1979 à 1990. Elle détient le record du plus long mandat de Premier ministre au Royaume-Uni depuis le XVIIIe siècle. Elle est le premier Premier ministre britannique à avoir été victime d'un attentat depuis l'assassinat de Spencer Perceval en 1812. Assurément l'un des politiciens britanniques les plus significatifs dans l'histoire politique récente, et l'une des plus admirées comme l'une des plus détestées.
Née d'un père conservateur, elle apprend tôt la valeur du travail et de l'argent mérité.
Margaret Thatcher a fait des études de chimie, puis de droit à Oxford. Elle est élue député de Finchley dans la banlieue londonienne à plusieurs reprises. De 1964 à 1970, elle occupe la fonction de porte-parole de son parti à la chambre des Communes - l'équivalent de l'Assemblée nationale française. Ministre de l'éducation sous le gouvernement Heath de 1970 à 1974. Elle avait pour but de redresser l'économie du royaume. Elle mène alors une politique ultralibérale, privatisant les entreprises publiques, coupant les budgets sociaux, tout en réduisant au silence les syndicats. Cette intransigeance, notamment face à la longue grève des mineurs de 1984, lui vaut bientôt le surnom de "dame de fer". Sa popularité, grandie par la reconquête militaire des Malouines, lui permet d'enchaîner les mandats, mais l'augmentation flagrante des inégalités sociales et régionales la contraignent à démissionner en 1990.
Pendant les élections de 1950 et 1951, elle tente de se faire élire au Parlement de Dartford, où elle est la plus jeune candidate conservatrice mais échoue. En 1958, elle est choisie pour être la candidate conservatrice au Parlement de Finchley, où elle remporte l'élection en 1959 et entre pour la première fois à la Chambre des communes, poste qu'elle occupera jusqu'en 1992. Ministre de l'Education de 1970 à 1974 dans le gouvernement d'Edward Heath, elle suscita une vague de protestations lorsqu'elle mit fin à la distribution gratuite du lait dans les écoles. Après la défaite des conservateurs aux élections de 1974, elle prit la direction du parti.
Attachée à ses convictions chrétiennes, conservatrices et libérales, invoquant la souveraineté britannique, la protection de l'intérêt de ses administrés et les principes de droit, elle mena une politique étrangère déterminée, marquée par l'opposition à l'URSS, la promotion de l'atlantisme, la guerre des Malouines en 1982 ou la promotion d'une Europe libre-échangiste au sein de l'Union européenne. Sa politique économique, fortement influencée par les idées libérales, fut marquée par d'importantes privatisations, par la baisse de la pression fiscale, la maîtrise de l'inflation et du déficit, entre autres.

La question irlandaise :
La situation en Ulster se dégrade au début de son mandat ; Lord Mountbatten, oncle de la reine et organisateur de l'indépendance de l'Inde, est assassiné par l'IRA en 1979. Des attentats visent Hyde Park et Regent Street en 1982, faisant 23 morts, puis Harrods en 1983, faisant 9 morts. En octobre 1984, l'explosion d'une bombe à retardement de l'IRA au Grand Hôtel de Brighton, où se tient le congrès annuel du parti conservateur, manque de provoquer la mort de Margaret Thatcher et de plusieurs membres de son gouvernement. En 1987, l'attentat d'Enniskillen fait 11 morts.
En 1981, plusieurs membres de l'Armée républicaine irlandaise provisoire et de l'Irish National Liberation Army emprisonnés à la prison de Maze lancèrent une grêve de la faim pour obtenir le statut de prisonniers politiques, qui leur avait été retiré cinq ans plus tôt par les travaillistes. Malgré la mort de 10 prisonniers (dont le plus connu est Bobby Sands), Thatcher se montre inflexible, déclarant par exemple qu'"un crime est un crime ; ce n'est pas politique".
Néanmoins, elle leur accordera le statut ultérieurement et explora une solution négociée au conflit avec les accords d'Hillsborough entre l'Irlande et le Royaume-Uni. A la fureur des Unionistes, l'accord donne des garanties au gouvernement irlandais et aux pacifistes et affirme la nécessité de la règle majoritaire pour toute évolution du statut de la province. Cela ne suffit pas à mettre un terme à la violence qui continue.

Société :
En poste lors de l'avènement de la techno, elle mène alors une politique obligeant les clubs à fermer à 2 heures du matin, poussant les clubbers à continuer leurs fêtes de façon clandestine via les "rave party", permettant l'émergence de ce qui deviendra la free party.

Politique étrangère :
Sa politique étrangère fut guidée par plusieurs idées fortes : l'anti-communisme, l'atlantisme et l'euroscepticisme.

Politique européenne :
Eurosceptique, elle demanda que la Grande-Bretagne ne puisse pas payer plus que ce qu'elle reçoit de l'Europe. Elle fait cette déclaration célèbre : "We are simply asking to have our own money back." La Grande-Bretagne, alors en pleine récession, paie pourtant beaucoup plus que ce qu'elle reçoit. Elle obtient gain de cause en 1984, avec ce qu'on appelle le "rabais britannique".
Dans son fameux discours de Bruges du 20 septembre 1988, elle réaffirme son opposition à une Europe fédérale et déléguant plus de pouvoirs à Bruxelles tout en défendant sa vision de l'Europe, une Europe des patries. Son discours de Bruges défend donc trois idées fondamentales : L'Europe doit fonctionner selon la méthode coopérative, elle doit être l'outil de la création du marché commun et les Etats-membres doivent se placer dans une logique internationaliste. Elle s'est également opposée à ce que la Communauté européenne dispose de ressources propres.
Margaret Thatcher avait approuvé l'adhésion à la CEE et considérait que celle-ci ne devait être qu'un moyen de mettre en place le libre-échange et de garantir la concurrence. Elle déclara ainsi : Nous n'avons pas réduit le rôle de l'Etat avec succès en Grande-Bretagne pour qu'un super-Etat européen vienne exercer une nouvelle domination depuis Bruxelles". Le discours, très critiqué par les autres Européens, révéla les divisions des conservateurs sur la question européenne. C'est d'ailleurs l'Europe qui accéléra la chute de son cabinet avec la démission de l'europhile Geoffrey Howe.

Relation avec les Etats-Unis :
L'amitié avec un dirigeant étranger qui marque le plus son mandat est celle avec le président américain Ronald Reagan, qu'elle connaît depuis 1975, et dont elle partage les principes, notamment l'anticommunisme et le libéralisme économique. Ronald Reagan la surnommait "the best man in England", alors qu'elle le qualifiait de deuxième homme le plus important de sa vie. Les deux leaders s'étaient rencontrés en 1975 alors que Reagan n'était encore que gouverneur de Californie. Les deux dirigeants s'apporteront à maintes occasions un soutien réciproque inébranlable.
Avant même l'arrivée de Reagan au pouvoir, Thatcher entreprit de resserrer les liens avec les Etats-Unis. Sur le plan du nucléaire, elle confirma notamment par un échange de lettres avec le président Carter les accords de Nassau signés par MacMillan en 1962 alors que les travaillistes avaient un temps envisagé un rapprochement avec la France sur cette question. Elle montrera tout au long de sa carrière un attachement profond à la doctrine de la dissuasion nucléaire. En 1986, lors du sommet de Reykjavik, elle convainc ainsi Ronald Reagan de décliner la proposition de Gorbatchev d'éliminer l'ensemble des systèmes offensifs soviétiques et américains à moyenne portée.
Malgré de nombreux points de convergence, les deux chefs d'Etat seront en désaccord sur quelques points ponctuels. Concernant la guerre des Malouines, les intérêts états-uniens penchaient originellement du côté argentin. Alors que les Etats-Unis tenteront dans un premier temps de trouver un compromis susceptible de sauver la face de leur protégé Galtieri, ils fourniront finalement à la Grande-Bretagne une importante aide logistique et militaire (en particulier les missiles Sidewinder qui feront tourner le cours du conflit).
Concernant la politique de sanctions contre la Pologne réprimant le syndicat Solidarité, Margaret Thatcher reprocha aux Américains d'avoir unilatéralement décrété des sanctions qui affectaient les économies de ses alliés occidentaux bien plus que la leur. Leur relation bilatérale n'en sera cependant pas affectée.

Politique étrangère :
Margaret Thatcher adopta une politique opposée à l'URSS et à ses satellites. En 1979, elle condamne l'invasion par l'Armée rouge de l'Afghanistan. En 1980, à la suite de cette invasion, la Grande-Bretagne fait partie des 50 pays qui boycottent les Jeux Olympiques de Moscou. Jusqu'en 1985, elle renforce les moyens militaires anglais, avec une hausse du budget de la défense de 21,3 % entre 1979 et 1985. Avec la détente et l'arrivée au pouvoir de Mikhaïl Gorbatchev, les relations s'améliorent et les dépenses militaires décroissent à nouveau.

Relations avec le Commonwealth :
Dès son entrée en fonction en 1979, elle imprime sa marque en réglant en un peu plus de six mois le problème rhodésien vieux de 15 ans avec les accords de Lancaster House.
A l'issue de l'invasion de la Grenade, ancienne possession britannique membre du Commonwealth depuis son indépendance en 1974, par les troupes américaines en 1986, Margaret Thatcher se déclara également "consternée et trahie". Son soutien au régime grenadais ne se traduisit cependant que par quelques protestations devant l'Assemblée générale des Nations unies.
En 1987, elle prend la décision de la restitution de Hong Kong à la Chine. L'année suivante, elle se rallie tardivement aux sanctions contre le régime sud-africain qui pratique l'apartheid.

Carrière politique :
  • Députée conservatrice à la Chambre des Communes de 1959 à 1992
  • Ministre de l'Education et des Sciences de 1970 à 1974
  • Présidente du Parti conservateur de 1975 à 1990
  • Premier ministre de 1979 à 1990
Que devient-elle aujourd'hui ?
Après avoir démissionné, en novembre 1990, du 10, Downing Street, elle est sans surprise nommée pair du Royaume-Uni en 1992 comme "baronne Thatcher of Kesteven", sur proposition de son successeur conservateur John Major, et siège depuis lors à la Chambre des lords.
Après plusieurs petites attaques cérébrales et sur avis de ses médecins, elle se retire en 2002 de la vie publique tout en restant très impliquée dans la politique. Très affaiblie après le décès de son époux en 2003, Margaret Thatcher tient à assister personnellement aux funérailles de son grand ami, l'ancien président américain Ronald Reagan, qui ont lieu le 11 juin 2004 en la cathédrale nationale de Washington en présence de dirigeants du monde entier.
Le mercredi 7 décembre 2005, l'ancien Premier ministre, âgée de 80 ans, a été hospitalisée à Londres après s'être sentie faible. Elle a depuis plusieurs mois une santé très fragile.
Elle continue cependant à faire quelques apparitions publiques ; elle a été le 24 janvier 2006, le premier chef de gouvernement britannique dont une statue a été montrée de son vivant dans la Chambre des communes. L'oeuvre a pris place définitivement le 21 février 2007 aux côtés des effigies de Winston Churchill, Lloyd George et Clement Attlee, trois de ses prédécesseurs. Ceux-ci n'avaient été honorés par une statue aux Communes que cinq ans après leur mort. Elle déclara alors : "J'aurais préféré une statue en fer, mais le bronze me convient. Elle ne rouillera pas".
Le 11 septembre 2006, pour les cinq ans de l'anniversaire des attentats du 11 septembre 2001, elle était présente au Pentagone à Washington en compagnie de la Secrétaire d'Etat américaine aux Affaires étrangères Condoleezza Rice pour rendre hommage aux victimes étrangères. La Secrétaire d'Etat américaine a également rendu un hommage particulier à Margaret Thatcher, en déclarant : "Je vous remercie d'avoir inspiré autant de monde, y compris moi-même, parce que vous vous êtes toujours tenue du côté de ce qui était juste".
Le 10 décembre 2006, son porte-parole a annoncé que l'ancienne Premier ministre était "profondément attristée" par la mort de l'ancien dictateur chilien Augusto Pinochet. Il a affirmé qu'elle ne faisait aucune déclaration mais qu'elle transmettait ses "plus profondes condoléances" à sa veuve et à sa famille.
Le 10 juin 2007, le Sunday Telegraph publie des extraits d'un entretien exclusif accordé par la Dame de fer à la chaîne de télévision BBC qui a été depuis diffusé le 19 juin. L'ex Premier ministre y évoque la journée du 30 juin 1997, lorsque la Grande-Bretagne rétrocéda Hong Kong à la Chine. Dans cet entretien, elle avoue que ce jour-là elle ressentit de la tristesse affirmant qu'elle aurait souhaité que Hong Kong reste sous le contrôle de l'administration britannique. Elle donnait, à cette occasion, sa première interview depuis presque cinq ans et ce avant le 10e anniversaire de la rétrocession de Hong Kong.
Le 13 septembre 2007, à l'invitation du Premier ministre Gordon Brown, elle lui rend visite à Downing Street. Brown, qui a récemment salué la "conviction politique" de Margaret Thatcher, a visité en sa compagnie la résidence officielle qu'elle avait largement réaménagée lorsqu'elle était au pouvoir ; la visite s'est terminée par un entretien privé.
Le 7 mars 2008, elle est prise d'un malaise lors d'un dîner chez des amis, elle est alors transportée à l'hôpital Saint-Thomas de Londres. Elle y passe la nuit et suit des examens médicaux qui ne révèlent rien de grave. Elle quitte l'hôpital dans l'après-midi du 8 mars. Le Premier ministre Gordon Brown lui a souhaité un "prompt rétablissement".

Anecdote sur Margaret Thatcher :
  • Un soutien controversé
    Dans une lettre adressée au "Times", Margaret Thatcher a soutenu le général Pinochet et a demandé sa relaxe, alors qu'il était arrêté en 1998 pour actes de torture et violations des droits de l'homme pendant l'exercice de ses fonctions. Il faut dire que le gouvernement du Chili ne s'était pas montré hostile à la reconquête britannique des Malouines...
Dédicace d'un Français :
  • Le chanteur Renaud lui a consacré une chanson "Miss Maggie" dans laquelle il critique avec véhémence la politique qu'elle a menée durant son mandat de Premier ministre.
Les chroniques :
  • 14 Juin 1982 : Falkland ou Malouines ?
    Fin de la guerre des îles Falkland entre le Royaume-Uni et l'Argentine. Le second revendiquait l'appartenance au territoire national de ces îles de l'Atlantique sud sous le nom des Malouines. Il les envahit en avril. La réponse britannique est immédiate. Après de violents combats, les Argentins se rendent. L'échec de cette guerre de "conquête" entraîne l'année suivante la chute de la dictature militaire argentine.
  • 4 Mai 1979 : Maggy pour la Grande-Bretagne
    Margaret Thatcher devient la première femme Premier ministre du Royaume-Uni. Son style et sa politique, sans concession, lui valent le surnom de "Dame de fer".
Les citations de Margaret Thatcher :
  • "En politique, si vous voulez des discours, demandez à un homme. Si vous voulez des actes, demandez à une femme."
    Extrait d'une interview - 1975
  • "Un jour où l'on est très satisfait de soi est un jour où l'on n'a pas été paresseux."
  • "Vous pouvez avoir à livrer la même bataille plus d'une fois pour la gagner."
  • "C'est le coq qui chante, mais c'est la poule qui pond les oeufs."
  • "Un homme a le droit de travailler comme il veut, de dépenser ce qu'il gagne, de posséder sa propriété, d'avoir l'Etat pour serviteur et non pour maître. Ce sont là les héritages britanniques. Ils sont l'essentiel d'une économie libre et de cette liberté dépendent toutes les autres."

8-10-2008


Portrait
Autres articles

MAGAZINE

- Nouveaux articles
- Tribune citoyenne
- Côté jeunes
- Côté institutions
- Portraits
- Société
- Rétro
- Europe
- Chroniques
- Livres
- Voyage, tourisme et découverte
- C'est arrivé ce mois-ci



PAGES PERSO

- La Fête de La Citoyenneté
- Sciences et Médecine
- Gastronomie
- Les plus belles oeuvres de l'humanité
- Sports et Loisirs
- Cinéma (films et acteurs)



LIENS EXTERNES

- Wikipedia
- Le journal l'Equipe
- Union européenne
- Magazine Elle
- Allociné
Restaurant
Le Shiva

Spécialités indiennes

7-9, place du Millénaire - Antigone
34000 Montpellier

Tél : 04 67 20 00 49