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Politique

Barack Obama
Une première historique


NE le 4 août 1961 à Honolulu d'un père kenyan et musulman et d'une mère américaine, Barack (béni en arabe et swahili) Obama a été élu 44e président des Etats-Unis et le premier président noir d'une démocratie occidentale, le 4 novembre 2008. Ses parents se sont rencontrés à Hawaii alors qu'ils étaient jeunes étudiants. Son père était un éminent professeur d'économie kenyan. Barack ne le reverra qu'une fois, à l'âge de 10 ans, suite au divorce de ses parents en 1963, ce qui fait que l’enfant va vivre une enfance douloureuse. Diplômé en économie en 1965, le père de Barack Obama repart ensuite au Kenya où il fonde une nouvelle famille. Son père, Barack Obama Sr. était originaire du village kenyan de Nyang’oma Kogelo à l'ouest du Kenya. Fils d'un guérisseur de l'ethnie Luo, il est éduqué dans la religion musulmane mais est néanmoins athée. Jeune cuisinier des colons d'Alego au bord du lac Victoria, il entre à l'école des missionnaires qui lui paient par la suite des études à Nairobi, avant de l'envoyer poursuivre un cursus d'économétrie à l'université d'Hawaii où il fonde l'association des étudiants étrangers et obtient les meilleures notes de sa promotion. D'abord homme en vue dans le gouvernement kenyan de Jomo Kenyatta, il finit par s'opposer aux projets du président. Limogé, boycotté, il sombre dans la misère et l'alcoolisme avant de se tuer dans un accident de voiture en 1982. La mère de Barack Obama, Stanley Ann Dunham Soetoro, décédée en 1995, était anthropologue, d’origine cherokee, descendante du président des Etats Confédérés d'Amérique, Jefferson Davis. Elle est née sur une base militaire du Kansas dans une famille américaine et chrétienne, mais était elle-même agnostique. C’était une femme volontaire, courageuse, «intelligente, curieuse et ouverte d'esprit», dévouée à ses enfants et à leur éducation. En Indonésie, elle a rencontré son second mari et s'est intéressée au microcrédit.
De 1967 à 1971, Barack suit sa mère en Indonésie avec sa demi-sœur Maya. Mais il n’a pas toujours bien vécu ce métissage. Dès son enfance, le jeune Barack éprouve le besoin de se fondre dans la masse et se fait appeler «Barry». En quête permanente de ses racines kenyanes, baladé entre les Etats-Unis et l’Indonésie, les écoles catholiques et coraniques, le jeune Barack idéalise rapidement son père absent grâce aux récits que lui rapporte sa mère. Il en fait son modèle et invente des aventures qu’il lui prête.
«En CE2, dans une rédaction, Barack écrit qu’il veut devenir Président. Il ne mentionne pas le pays, mais affirme qu’il veut rendre tout le monde heureux». Sa demi-sœur Maya rapporte même ces propos dans le New York Times : «Maman et Barack disaient toujours en plaisantant qu’il deviendrait le premier Président noir». Tout son entourage était déjà persuadé de son avenir prometteur.
Il retourne ensuite vivre à Hawaii chez ses grands-parents, un couple modeste, qui l'accompagnent dans sa scolarité. Sa grand-mère maternelle, Madelyn Dunham, l'éleva pendant un certain temps durant sa jeunesse. Y étant très attaché, le candidat a même interrompu sa campagne pour s'occuper d'elle alors qu'elle était très souffrante à l'hôpital. Madelyn Dunham est décédée le 3 novembre 2008.
Après le lycée, Barack Obama étudie deux ans au Collège occidental de Californie puis il entre à l'Université Columbia de New York. Il en sort diplômé en Sciences politiques et en Relations internationales.
Il part alors s'installer à Chicago, dans l'Etat de l'Illinois, où il entame une carrière dans la finance tout en endossant le costume d'animateur social dans les quartiers noirs défavorisés.
Barack Obama quitte Chicago en 1987 pour trois ans afin d'étudier le droit à la faculté de droit de Harvard (Harvard Law School) à Cambridge près de Boston dont il sera diplômé magna cum laude. En 1990, il y devient le premier afro-américain rédacteur en chef de la prestigieuse Harvard Law Review, élu face à 18 autres candidats.
Il revient à Chicago en 1990 et monte alors un cabinet d'avocats spécialisé dans les discriminations et les droits civiques. C'est dans cet établissement qu'il rencontre Michelle Robinson, la future mère de ses deux filles, Malia Ann (née en 1999) et Natasha (née en 2002). Michelle Robinson-Obama est alors une avocate renommée, figure influente du Parti démocrate local et proche du maire de Chicago, Richard M. Daley. C'est elle qui va propulser la carrière politique de son époux alors qu'il n'a, jusque-là, milité activement que pour soutenir la candidature de Bill Clinton à la présidence des Etats-Unis et celle de Carol Moseley-Braun au Sénat. Michelle Obama est caractérisée par du sang-froid, de la détermination, de la franchise, de l’humour, autant de qualités qui semblent cruciales et déterminantes pour soutenir le candidat démocrate. En 1992, Barack Obama soutient donc Bill Clinton. En 2000, il est battu aux primaires démocrates. Mais quatre ans plus tard, élu dans l'Illinois, il entre au Sénat des Etats-Unis et devient le 5e sénateur afro-américain de l'Histoire.
Barack Obama s’est notamment distingué par son opposition précoce à la guerre lancée par George W. Bush en Irak et par le discours qu’il prononça en juillet 2004 lors de la convention démocrate qui désignait John Kerry comme candidat à la présidence, obtenant là une audience nationale.
En 2005, il entre au Sénat des Etats-Unis et le 16 janvier 2007, il annonce qu'il recherche des fonds pour une candidature à l'élection présidentielle 2008. Sur sa route, il va avoir une farouche adversaire en la personne d'Hillary Clinton, épouse de l'ancien Président Bill Clinton, mais c'est lui qui remporte les primaires du Parti Démocrate et c'est donc lui qui sera opposé au républicain John McCain.
Après avoir battu Hillary Clinton aux primaires, Barack Obama affronte John McCain, le candidat républicain, le 4 novembre 2008. Vainqueur avec une large majorité, Barack Obama devient le 44e Président des Etats-Unis.
Son succès politique lui permet de signer un gros contrat avec une maison d'édition pour écrire trois livres dont «The Audacy of Hope : Thoughs of Reclaiming the American Dream». Il se fait remarquer en juillet 2004 lors de la Convention démocrate par un discours qui fait l'éloge du rêve américain.
Selon les affirmations de Lynne Cheney à la télévision le 17 octobre 2007, Barack Obama aurait une ancêtre commune avec le vice-président des Etats-Unis Dick Cheney : une Française, à la 8e génération. Il est aussi un lointain cousin de l’acteur Brad Pitt, du président George W. Bush, des anciens présidents Gerald Ford, Lyndon Johnson, Harry Truman et de l’ancien Premier ministre britannique Winston Churchill. Plus étonnant encore, il compte des ancêtres germano-alsaciens, Christian Gutknecht né en 1722 et Maria Magdalena Grünholtz, tous deux nés à Bischwiller. Il aurait également un ancêtre belge à la 14e génération, Nicolas Martiau, né dans les environs de Wavre vers 1592. Mais ses origines européennes sont surtout anglaises, écossaises et irlandaises. Un de ses arrière-grands-pères a émigré du comté d'Offaly en Irlande, au XIXe siècle.



Carrière politique locale (1994-2004)


En 1996, Barack Obama est élu au Sénat de l'Etat de l'Illinois dans la 13e circonscription, couvrant les quartiers sud de South Side à Chicago, comprenant le quartier de Hyde Park. Il préside la commission de santé publique quand les démocrates reprennent la majorité au Sénat local.
Il soutient les législations en faveur de l'extension de la couverture médicale aux plus démunis, se fait le défenseur de la cause des homosexuels et fait augmenter les fonds destinés à la lutte contre le SIDA. Son mandat est marqué par sa capacité à obtenir, par le biais de compromis, l'assentiment des républicains sur des lois comme celles contre le profilage racial, la vidéosurveillance des interrogatoires de police ou un moratoire sur l'application de la peine de mort dans l'Illinois.
En 2000, il tente de se faire désigner aux primaires démocrates pour être candidat à la Chambre des représentants des Etats-Unis mais il est battu avec 30 % des voix contre 61 % à Bobby Rush, le titulaire démocrate sortant et ancienne figure historique du Black Panther Party.
Barack Obama se fera aussi remarquer à l'échelle nationale en 2002 lorsqu'il refuse de cautionner les explications des néo-conservateurs au sujet d'une invasion nécessaire de l'Irak. «Je ne suis pas quelqu'un qui s'oppose à la guerre en toutes circonstances. Je suis opposé à une guerre stupide, non pas basée sur la raison, mais sur la passion, non sur les principes, mais sur la politique», déclare-t-il le 2 octobre 2002 à Chicago. Cette opposition à la guerre lancée par l'administration Bush le 19 mars 2003 et approuvée par une large majorité du Sénat des Etats-Unis (dont notamment Hillary Clinton), lui servira de référence tout au long de sa campagne pour l'investiture de l'élection présidentielle américaine de 2008 pour contrer ses adversaires.



Carrière nationale (2004-2008)


A l’automne 2002, il engage le consultant politique David Axelrod et annonce officiellement sa candidature au Sénat des Etats-Unis en janvier 2003.
En juillet 2004, il prononce un discours de la Convention démocrate de Boston désignant John Kerry comme candidat du parti à l'élection présidentielle. Il y fait l'apologie du rêve américain, de l'Amérique généreuse en les reliant à ses origines familiales. Il en appelle à l'unité de tous les Américains et dénonce les «errements» et l'«extrémisme» diviseur de l'administration de George W. Bush. Ce discours «The Audacity of Hope» repris dans la presse écrite et à la télévision fait connaître Barack Obama aux militants démocrates mais également à de nombreux Américains.
Le 2 novembre 2004, après avoir balayé quelques mois plus tôt ses adversaires démocrates lors des primaires, Barack Obama est élu au Sénat des Etats-Unis avec 70 % des voix contre 27 % à son adversaire républicain, l'ancien ambassadeur et chroniqueur politique conservateur afro-américain Alan Keyes. Le score ne fut pas une surprise car pendant plusieurs mois, Barack Obama avait fait une grande partie de sa campagne électorale sans aucun opposant désigné contre lui à la suite du retrait en dernière minute de Jack Ryan, le candidat républicain qui avait lui-même succédé à Blair Hull, le vainqueur des primaires, tous deux étant englués dans des affaires scabreuses avec leurs épouses respectives. Ce n'est que deux mois avant l'élection, que Alan Keyes fut désigné comme candidat républicain en dépit du fait qu'il résidait au Maryland, n'avait aucun lien avec l'Illinois et qu'en 2000, il avait dénoncé le parachutage d'Hillary Clinton à New York.
Barack Obama succède alors au sénateur républicain sortant Peter Fitzgerald, qui n'avait pas reçu le soutien de son parti pour se représenter suite à des prises de position trop personnelles.
En décembre 2004, Barack Obama passe un contrat de 1,9 million de dollars avec une grande maison d'édition pour écrire trois livres dont l'un concernera ses convictions politiques et le second, co-écrit avec son épouse, serait destiné aux enfants.
Barack Obama a prêté serment comme sénateur le 4 janvier 2005 devenant le seul homme de couleur à siéger au Sénat, et le cinquième de l'histoire (poste dont il démissionne le 16 novembre 2008 après son élection à la présidence des Etats-Unis). Sa présidence intervient dans un contexte de guerre en Irak, de guerre en Afghanistan, d'une importante récession de l'économie américaine et de crise financière et économique mondiale.



Doctrine politique


Barack Obama est considéré comme un homme politique pragmatique, adepte du compromis pour faire avancer ses idées et ses projets et capable de rassembler diverses catégories de l'électorat, même si ses votes au Congrès ont pu le classer à la gauche du parti.

Politique étrangère :
Barack Obama est présenté comme un adepte du multilatéralisme, partisan de la realpolitik et prend pour modèle James Baker, saluant la politique étrangère américaine menée sous la présidence de George H. W. Bush pendant la première guerre du Golfe (1991) et lors de la chute du Mur de Berlin (1989). S'il veut être plus ferme à l'égard du programme nucléaire de la Corée du Nord, ses principales propositions sont un retrait en 16 mois des troupes américaines de combat d'Irak, qui commencerait dès sa prise de fonction, et le commencement d'un dialogue «sans préconditions» avec l'Iran. Il affirme cependant après son élection qu'il considère le programme nucléaire iranien comme « inacceptable ». Cette déclaration a été critiquée par le Président du Parlement iranien, Ali Larijani.
Concernant les relations avec Israël et avec les Palestiniens, après avoir été ambivalent, il prononçait, le 4 juin 2008 à la conférence du lobby pro-israélien Aipac (American Israel Public Affairs Committee) un discours dans lequel il apportait son soutien au statut de Jérusalem, comme capitale indivisible d'Israël.

Intérieur et société :
  • Peine de mort : il est partisan de la peine de mort pour les crimes les plus graves dont les viols d'enfants estimant que «la communauté est fondée à exprimer la pleine mesure de son indignation» mais il propose cependant de réduire les circonstances aggravantes qui rendent ces crimes éligibles pour l'exécution de son auteur. De surcroît, il milite pour corriger les problèmes qui découlent de son application. Il dénonce par ailleurs le nombre disproportionné d'Afro-américains dans les prisons américaines et les couloirs de la mort.
  • Armes à feu : il se déclare également en faveur du 2e amendement sur le droit de posséder des armes à feu mais reconnaît l'utilité des «lois de bon sens pour empêcher les armes de tomber dans les mains d'enfants ou de membres de gangs».
  • Avortement et homosexualité: favorable au droit à l'avortement, il se déclare partisan des contrats d'union civile entre personnes de même sexe et souhaite la généralisation de l'extension des droits et avantages matrimoniaux aux homosexuels, tant au niveau de chaque Etat qu'au niveau fédéral sans pour autant remettre en cause la définition du mariage civil entre un homme et une femme qu'il laisse aux différents Etats à définir.
  • Immigration : s'il est favorable au renforcement des contrôles à la frontière mexicaine, il défend une régularisation des immigrés clandestins déjà présents auxquels il envisage l'octroi du permis de conduire.
Economie et politique sociale :
Obama propose une réforme du système de santé américain permettant la mise en place, au niveau fédéral, d'une «assurance santé universelle» sans pour autant imposer une couverture santé obligatoire à l'exception des enfants. Barack Obama préconise une hausse du salaire minimum qu'il veut voir indexé sur l'inflation, des baisses d'impôts massives pour la classe moyenne (pour les personnes gagnant moins de 250 000 $ par an), le recours au crédit d'impôt pour aider les ménages les plus modestes et a promis de renégocier le traité de libre-échange nord-américain (l'ALENA). Dans le contexte de la crise des subprimes et du poids des crédits, il souhaite protéger les citoyens américains contre les abus des prêts de toutes sortes. Il prévoit un plan de grands travaux publics sur dix ans, financés par le retrait des forces de combat d'Irak.

Ecologie :
Pour lutter contre le réchauffement climatique, il propose d'augmenter le prix de l'électricité, d'investir dans les biocarburants, les énergies alternatives et se déclare favorable à l'instauration d'un marché du CO2 (obligeant les entreprises polluantes à racheter un "droit à polluer" auprès d'entreprises non polluantes). Comme son ancien adversaire républicain à l'élection présidentielle de 2008, John McCain, il est plutôt favorable également au développement de l'énergie nucléaire comme solution aux problèmes climatiques mais sa position sur le sujet est devenue ambivalente durant la campagne électorale.



Oeuvres de Barack Obama


  • Les rêves de mon père, traduit de l'anglais par Danièle Darneau
  • L'audace d'espérer : une nouvelle conception de la politique américaine
  • De la race en Amérique

18-03-2009


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