contact
Contact


La Fête de la Citoyenneté
Du Mercredi 13 au Samedi 30 Novembre 2013



Militantisme

Lucie Aubrac, une héroïne de la Résistance


LUCIE Aubrac est née Lucie Bernard le 29 juin 1912, de parents vignerons à Mâcon. Son père a été gravement blessé durant la guerre de 1914-1918.
Après de brillantes études, elle passe avec succès le concours d'entrée à l'École Normale et se destine à devenir institutrice.
A 17 ans à peine, elle décide de s'installer à Paris et de gagner sa vie en faisant la "plonge" dans un restaurant.
Entre les Deux Guerres, Lucie Aubrac est une jeune fille. En 1930, à Paris, elle fréquente des milieux différents, en particulier un cercle international de jeunes communistes. C'est là où pour la première fois elle va entendre parler de fascisme et d'antisémitisme. Le choc est plus dur encore lorsqu'elle se rend en Allemagne à l'occasion des Jeux Olympiques de 1936 et y découvre les premiers ravages de l'antisémitisme nazi.
A 20 ans, elle réussit son bac et fait par la suite des études universitaires à la Sorbonne où elle obtient deux certificats d'histoire et de géographie, puis passe l'agréation d'histoire.
Elle est alors nommée professeur d'histoire dans un lycée de jeunes filles à Strasbourg. C'est dans cette ville qu'elle rencontre un ingénieur des Ponts et Chaussées, Raymond Samuel, d'origine juive, qui y finit son service militaire. Les deux jeunes gens se marient.
Lucie Aubrac, désirant devenir universitaire aux Etats-Unis, reçoit pour l'année scolaire 1939-1940 une bourse pour y commencer sa thèse. Mais en septembre 1939, la guerre éclate et elle renonce à y aller.
En juin 1940, la France humiliée signe l'armistice avec Hitler et le gouvernement de Vichy ouvre la voie de la collaboration.
En 1941, Lucie Aubrac et son mari choisirent le refus de la défaite et s'engagèrent dans la Résistance à Lyon en contribuant à la création du mouvement Libération-sud. Raymond devient alors membre de l'état-major de l'armée secrète de Delestraint. Lucie Aubrac et son mari habitent avec leur fils à Lyon, où Lucie est professeur dans un lycée de jeunes filles. Raymond travaille comme ingénieur.
En 1943, Raymond est connu chez les Résistants sous le nom d'"Aubrac", alors que Lucie est pour eux "Catherine". Elle participe aux activités du "Groupe-franc". Arrêté puis relâché le 15 juin 1943 par la milice, Raymond fut à nouveau arrêté par la Gestapo dirigée par Klaus Barbie le 21 juin 1943 à Caluire, avec Jean Moulin. Les deux fois, Lucie le fait libérer ou organise son évasion. Elle a fait s'évader près d'une quinzaine de compatriotes et caché dans sa campagne de nombreux juifs.
Alors recherchée par la Gestapo et enceinte de six mois, elle devient une fugitive. Ainsi, après des mois d'attente en cachette et deux autres tentatives de fuite ratées, les deux époux quittent la France en février 1944 pour rejoindre De Gaulle à Londres, puis à Alger. Trois jours plus tard, naît sa fille Catherine dans un hôpital à Londres. Ce jour-même, dans son lit d'hôpital, à l'âge de 31 ans, Lucie Aubrac est décorée de la médaille du mérite militaire par François d'Astier, général d'aviation.
A la fin de la guerre, elle est chargée de la mise en place des comités départementaux de libération, puis déléguée à l'Assemblée Consultative. Raymond devient le plus jeune commissaire de la République (1944-45) puis entre au ministère de la Reconstruction et s'occupe du déminage du pays (1945-1948).
Après la guerre, Lucie Aubrac, qui avait été révoquée par Vichy, reprend ses activités d'enseignante et de femme engagée, au Maroc et durant la guerre d'Algérie.
Aujourd'hui, plus de cinquante ans après, elle continue à faire des conférences dans les collèges et dans les lycées pour parler aux adolescents de ses années de Résistance et des valeurs pour lesquelles les Résistants se sont battus. Elle insiste sur le fait que la Résistance ne doit pas se limiter aux périodes de guerre. Pour elle, "en temps de paix, c'est le vote qui confère à tous cette chance de pouvoir donner son avis. Il faut donc en faire bon usage".
Aujourd'hui, Lucie Aubrac est malvoyante. Elle est accompagnée par ses proches dans ses activités quotidiennes. Son grand regret, c'est de ne plus pouvoir lire.
Vice-Présidente d'Honneur de la Fondation de la Résistance, Lucie Aubrac y consacre beaucoup de temps.

Montpellier - Le 14 Juillet 2004


Portrait
Autres articles

MAGAZINE

- Nouveaux articles
- Tribune citoyenne
- Côté jeunes
- Côté institutions
- Portraits
- Société
- Rétro
- Europe
- Chroniques
- Livres
- Voyage, tourisme et découverte
- C'est arrivé ce mois-ci



PAGES PERSO

- La Fête de La Citoyenneté
- Sciences et Médecine
- Gastronomie
- Les plus belles oeuvres de l'humanité
- Sports et Loisirs
- Cinéma (films et acteurs)



LIENS EXTERNES

- Wikipedia
- Le journal l'Equipe
- Union européenne
- Magazine Elle
- Allociné
Restaurant
Le Shiva

Spécialités indiennes

7-9, place du Millénaire - Antigone
34000 Montpellier

Tél : 04 67 20 00 49