Sécurité nucléaire et élargissement
Renforcement de l'intégration et de la confiance mutuelle grâce à un nouveau groupe
Le groupe "Sécurité des installations nucléaires européennes" s'est réuni pour la première fois le 11 mai 2000 à Bruxelles. Grâce à cette initiative véritablement novatrice, la Commission a regroupé les exploitants de centrales et les autorités responsables de la sécurité nucléaire des États membres et des pays candidats, afin de discuter des défis à relever dans le domaine de l'intégration.
LA SECURITE nucléaire est au cœur des préoccupations du public dans toute l’Europe. Un processus de coopération s'est développé ces vingt-cinq dernières années au sein de l'Union européenne autour de cette problématique hautement technique et politiquement sensible. Grâce à cette coopération, les normes de sécurité nucléaire dans l'UE sont parmi les plus strictes du monde.
De leur côté, les pays candidats à l'adhésion ont également fait des progrès considérables pour renforcer leur niveau de sécurité nucléaire après la disparition du rideau de fer. Désormais, ils doivent mieux s'intégrer aux activités communautaires existantes, afin de promouvoir la confiance mutuelle et d’instaurer une culture européenne de la sécurité. Voilà, en substance, l’objectif ambitieux du nouveau groupe.
Les autorités nucléaires de vingt-trois pays (le Danemark et le Luxembourg n'étaient pas représentés) et les exploitants de centrales nucléaires de quatorze pays ont participé à la première réunion du groupe "Sécurité des installations nucléaires européennes" (G-SINE). La composition de ce groupe, sa portée géographique et ses attributions sont uniques à l’échelon international.
Le groupe a pour mandat:
- de promouvoir l'intégration des principaux acteurs de la sécurité nucléaire des pays candidats au sein de la structure de coopération et des méthodes de travail de l'UE;
- d'aider à la mise en oeuvre de la stratégie de préadhésion de la Commission dans le domaine de la sécurité nucléaire et d'assurer le suivi des programmes d'assistance de préélargissement et de coopération.
- d'intensifier la coopération entre les organes de réglementation et les exploitants nucléaires, et leur permettre de partager leurs expériences en matière de sécurité nucléaire.
Un degré satisfaisant de sécurité nucléaire dans les pays candidats constitue une condition sine qua non d'adhésion à l'UE. Le groupe jouera un rôle crucial en intégrant les pays candidats aux activités de l'Union, en les aidant à renforcer leur sécurité nucléaire et en contrôlant les progrès effectués.
Source : Communautés européennes, 2000
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