La chronique d'Abdellah AJNAH
Antidote
AU Moyen Age, la corne de la licorne était fort recherchée et payée à prix d'or, bien qu'on ignorât en réalité à quel animal appartenait cette singulière défense, longue de deux mètres, droite et spiralée. On décrivait habituellement la licorne comme un étrange cheval aux sabots fendus - comme ceux des cerfs - et au front armé d'une grande corne unique, dardée vers l'avant. Les chroniques rapportent que seules les belles jeunes filles avaient pouvoir d'apprivoiser cette bête très farouche. Sa corne passait pour être un antidote contre tous les venins. Il suffisait à un souverain d'en limer quelques fragments et de les verser dans un breuvage pour se trouver à jamais à l'abri du risque d'être empoisonné. On peut voir de nos jours certaines de ces cornes qui ne sont autres que les défenses du narval.
Si la corne de la licorne pouvait être un antidote contre la défaite électorale, qu'en serait le prix ?
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